Bay2Bay Tour Stops

Stop 1 - La Baie du Jacotet et l’îlot Sancho

Sur la route reliant Rivière des Galets et Bel Ombre, se trouvent deux lieux aptes à stimuler l’imagination des amateurs de batailles historiques et de pirates : la Baie du Jacotet et l’îlot Sancho. D’abord surnommée Ebbenhouts Baay (Baie de l’ébène) par les Hollandais, puis Baie sans Fin par les premiers colons Français, l’origine actuel du nom de la Baie du Jacotet remonte au XVIIIe siècle : un poste militaire français, commandé par l’officier Jacoté, était en effet implanté sur ce lieu stratégique. Si aujourd’hui, la Baie du Jacotet paraît bien calme, elle fut pourtant le théâtre de la première descente des Anglais à l’île Maurice : ainsi, le 1er mai 1810, dans cette baie où les Français possédaient des installations navales et deux batteries de canons, le capitaine anglais Willoughby (naviguant alors au large à bord de sa frégate la Néréide) tenta de s’emparer d’un imposant trois-mâts. Lors de son attaque menée au beau milieu de la nuit, Willoughby fit un commandant prisonnier, mais ne prit possession que d’un sloop (petit voilier), laissant derrière lui le trois-mâts tant convoité. Magnifique attraction naturelle mais aussi spot de surf réputé, l’îlot Sancho est facilement accessible à pied à marée basse depuis la Baie du Jacotet. Constitué d’un amoncellement de sable durci par les éléments, l’îlot abrite de nombreux arbres tels que le « pomme jaco », le veloutier, le badamier, le bois matelot, etc. On peut aussi y admirer une vieille ancre de navire qui semble fondue dans la roche, et dont la provenance reste floue : vestige de la période française ? Ou preuve du passage de pirates ? L’île Maurice fut en effet un refuge pour de nombreux pirates et corsaires, tels que le fameux Surcouf. Il se murmure d’ailleurs que les galeries souterraines proches de la baie pourraient toujours abriter un trésor… Malgré l’absence d’indices, les rumeurs continuent d’aller bon train !

Stop 2 - Le passé sucrier de Bel Ombre

L’histoire de Bel Ombre, vieille de plus de deux siècles, est intimement liée à celle de la canne à sucre. Le domaine de Bel Ombre voit officiellement le jour en 1765. Son activité se concentre alors principalement sur l’agriculture, et notamment la culture de la canne à sucre. En 1816, le naturaliste Charles Telfair acquiert le domaine : ce visionnaire et humaniste aura une influence majeure dans la région, qu’il développera grâce à de nombreuses innovations techniques et botaniques. À sa mort en 1833, différents propriétaires se succèdent à la tête du domaine ; les gouverneurs de l’île séjournent aussi régulièrement dans les environs. En 1910, la Compagnie Sucrière de Bel Ombre (CSBO) voit le jour et acquiert, au fil des années, plusieurs propriétés sucrières voisines et d’autres domaines : en 1951, le domaine foncier de la CSBO totalisait ainsi 15 200 arpents de terres agricoles (dont 5 000 de canne à sucre) et 3 200 arpents de forêts (dédiés en partie à l’élevage de cerfs). En 1971, le groupe Rogers rachète le domaine de Bel Ombre. Puis, au moment de la réforme de l’industrie sucrière, en 1999, l’usine ferme définitivement ses portes. Dès 2004, le domaine devient un pôle touristique de premier plan : on y trouve aujourd’hui des hôtels et villas de luxe, le Heritage Nature Reserve, un parcours de golf de championnat (qui accueille le seul tournoi de golf tri-tours au monde), un héliport... et toujours, des champs de canne à sucre. Après avoir emprunté une impressionnante allée de cocotiers qui inspire l’émerveillement, les visiteurs pourront découvrir la Place du Moulin : habilement restaurée, l’ancienne usine sucrière de Bel Ombre – qui accueille désormais de nombreux événements d’envergure – abrite toujours un fangourin (moulin destiné au broyage de la canne à sucre) ainsi que des murs en pierre et des turbines d’époque. Des vestiges de l’ancienne gare, utilisée pour l’acheminement de la canne à sucre jusqu’à l’usine, peuvent également y être admirés.

Stop 3 - La somptueuse vie de château

Emblématique des habitations sucrières, le Château de Bel Ombre est une luxueuse demeure dont la seule évocation titille immédiatement l’imaginaire… À la fin du XIXe siècle, M. Hajee Jackaria Hajee Ahmed érige au sein du domaine de Bel Ombre une superbe demeure coloniale, construite sur le même style et par le même architecte que le Bâtiment du Trésor à Port-Louis. Résident en Inde, son riche propriétaire n’aura cependant jamais l’opportunité de se rendre à l’île Maurice pour admirer le résultat... ! Ouverte sur de vastes jardins à la française dotés de fontaines, cette imposante demeure, entièrement rénovée en 2017, offre une vue à couper le souffle sur les montagnes environnantes et le golf de Bel Ombre. Sa varangue (terrasse) circulaire au rez-de-chaussée et à l’étage protège les pièces principales du soleil, tandis que l’alignement des ouvertures à l’avant et à l’arrière du bâtiment offrent une ventilation naturelle. Un magnifique arbre de l’intendance, presque aussi vieux que le domaine, ainsi que de superbes lataniers bleus (arbres endémiques de l’île Maurice) peuvent également y être admirés. De nos jours, le Château de Bel Ombre se prête parfaitement à l’organisation d’événements, grâce à ses larges espaces et à son indéniable cachet d’antan. Cette demeure séduit également les amateurs de gastronomie – de par sa cuisine raffinée proposée chaque soir –, ou encore les couples à la recherche d’une expérience originale : le premier étage du Château peut en effet être réservé le temps d’une escapade romantique unique.

Stop 4 - Le village de Bel Ombre

Charmant village côtier situé entre montagnes verdoyantes et lagon turquoise, la petite localité de Bel Ombre peut interpeller – à raison – les visiteurs. Pourquoi, en effet, affubler d’un adjectif masculin un nom féminin… ? Pour certains, le nom de « Bel Ombre » proviendrait de celui d’un poisson, l’ombre – une explication pour le moins improbable quand on sait que ce poisson d’Amérique du Nord ne se trouve pas à l’île Maurice… Une deuxième explication, plus plausible, tiendrait dans l’agréable ombrage offert par les arbres de la localité ; par le passé, le domaine de Bel Ombre accueillait en effet quantité de voyageurs qui appréciaient beaucoup la fraîcheur des lieux. C’est d’ailleurs l’écrivain Bernardin de St Pierre (le fameux « père » de Paul et Virginie) qui, durant son tour de l’île en 1769, mentionna le lieu pour la première fois lors d’une halte au sein d’une habitation nommée « Belle Ombre ». Le genre féminin du lieu a donc très probablement été perdu au fil du temps. Ce village à l’atmosphère détendue recèle de nombreux lieux authentiques, tels que le snack La Roche Cari où il fait bon déguster des plats locaux typiques ; ici aussi, le (deuxième) nom du lieu intrigue : ce snack est également surnommé « Marylin Monroe », sa propriétaire se prénommant comme la fameuse actrice américaine… !

Stop 5 - Heritage Nature Reserve

Avec ses 1 300 hectares abritant une biodiversité d’exception, le Heritage Nature Reserve constitue un fantastique terrain de jeu pour tous les amoureux de la nature. Trois lieux à la flore remarquable peuvent y être découverts : la réserve naturelle de biosphère de l’Unesco de Bel Ombre ; l’Abbatis des Cipayes (un ancien camp de soldats indiens installé sur les berges de la Rivière Jacotet) ; ou encore la réserve de Frédérica. Le centre d’accueil du Heritage Nature Reserve, situé à l’orée de la réserve naturelle, est également chargé d’histoire : établi dans une ancienne résidence d’été des gouverneurs de l’île, utilisée au cours des XVIIIe et XIXe siècles à l’époque des colonisations française et anglaise, le bâtiment a récemment été rénové afin d’être remis en valeur. Les visiteurs peuvent pique-niquer avec leurs proches au sein de sites privilégiés, ou effectuer des balades à pied, en buggy, en 4x4 ou en quad accompagnés de guides professionnels qui partagent avec eux leur passion pour cette flore et cette faune unique. Bouffée d’air frais et dépaysement garantis !

Stop 6 - Le Batelage de Bel Ombre

Ancien lieu de stockage et port d’embarquement, l’entrepôt du Batelage permit d’assurer entre 1890 et 1955 le transport par voie maritime du sucre – mais aussi d’autres marchandises – entre Bel Ombre et la capitale, Port-Louis. Emballé dans des sacs de jute, le sucre quittait l’usine de Bel Ombre dans les wagons d’une petite locomotive afin d’être stocké au Batelage ; des côtiers (petites embarcations de type voilier) acheminaient ensuite la précieuse cargaison jusqu'à Port-Louis. Le trajet durait environ six heures, mais si le vent n’était pas favorable ou que la mer devenait houleuse, ces voyages pouvaient prendre jusqu’à plusieurs jours… ! Les côtiers, d’une longueur de quinze à vingt-trois mètres, étaient généralement construits avec du bois de natte, de tambalacoque ou de colophane – des bois réputés solides et imputrescibles. Bel Ombre restant à l’époque une région encore très isolée, d’autres produits étaient également transportés par voie maritime : quelques denrées alimentaires, permettant d’approvisionner la « boutique chinoise » située non loin du Batelage ; du bois des forêts environnantes (dont Charles Telfair fut un gros exploitant au début du XIXe siècle) ; ou encore de la chaux, un fertilisant agricole aussi utilisé pour décanter le jus de canne à sucre. Le Batelage de Bel Ombre cessa ses activités en 1955, le train et la route étant devenus des moyens de transports plus rapides que le transport maritime.

Stop 7 - Le mémorial du Trevessa

Tout près du Batelage, là où le ruisseau Créole se jette dans l’océan, se dresse un monument commémoratif qui rappelle un incroyable débarquement de naufragés survenu ici le 29 juin 1923… après vingt-cinq jours de dérive dans l’océan Indien ! Le 4 juin 1923, le cargo Trevessa coula au large de Freemantle, en Australie, suite à une violente tempête. L’équipage (composé d’une quarantaine de marins) fut évacué dans deux canots de sauvetage, l’un commandé par le capitaine Foster et l’autre par son second, l’officier Smith. Les courants les éloignèrent rapidement du continent australien et les deux canots se perdirent de vue après quelques jours. Au cours de ce périple à l’issue incertaine, la ration journalière de chaque naufragé se composait alors de trois cuillerées à soupe d’eau, de quatre cuillerées à café de lait et d’un morceau de biscuit. Mais plusieurs marins trouvèrent la mort au cours de la traversée, certains n’ayant pu résister à la tentation de boire de l’eau de mer… Le canot de Foster toucha terre à l’île Rodrigues après vingt-trois jours de traversée : trois hommes avaient succombé au cours de la dérive. Quant au canot de Smith, il arriva à l’île Maurice, au large de Bel Ombre, après vingt-cinq jours d’errance : des pêcheurs aidèrent l’embarcation à accéder au lagon et les naufragés furent transférés à l’hôpital de Bel Ombre. Sur les vingt-cinq marins que comptait initialement le canot, huit étaient morts au cours de la traversée, et un neuvième décéda dès son arrivée… Après plusieurs jours de soins, les rescapés purent repartir pour l’Australie. Certains souvenirs de la dérive du Trevessa sont encore visibles aujourd’hui au Musée Naval de Mahébourg.

Stop 8 - Les villages de St-Martin & Baie du Cap

En continuant sur la sinueuse route côtière, nous traversons les charmants petits villages de St-Martin et de Baie du Cap, qui offrent de magnifiques panoramas sur un océan aux reflets bleu-vert. Le village de St-Martin tient son nom de Didier de Saint-Martin, un officier de la Compagnie française des Indes orientales : celui qui fut, au XVIIIe siècle, garde-magasin et Gouverneur général par intérim de l’île pendant quelques années, avait en effet élu domicile dans la région. Quant au village de Baie du Cap, il tire tout simplement son nom de la Rivière du Cap toute proche ; un pittoresque bureau de poste datant de l’époque coloniale, avec son architecture en bois et son toit couvert de tôle ondulée, peut encore y être admiré. Peu de gens savent que l’épave d’un bateau anglais, le Clan Campbell, se trouve dans le lagon face au village de St-Martin : ce cargo à vapeur y sombra en 1882 – la même année que sa mise à flot ! – après un malheureux incident en mer. Mais, comme le disait Lavoisier : « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme »… Ainsi, le bois de l’épave fut utilisé en 1905 pour bâtir la charpente de l’ancienne station de police de Baie du Cap. Quant aux deux cloches du bateau, elles se trouvent respectivement à l’église St-François d’Assise de Baie du Cap et au Château de Bel Ombre. À marée basse, l’épave du bateau peut toujours être aperçue tout près de la barrière de corail : saurez-vous la repérer… ?

Stop 9 - L’hommage à Matthew Flinders

Près de Baie du Cap se trouve un monument à la mémoire de Matthew Flinders, érigé en 2003 pour le bicentenaire de l’arrivée à l’île Maurice de ce célèbre navigateur et explorateur britannique. L’étape mauricienne de celui qui est considéré comme le principal explorateur de l'Australie fut cependant de (très) longue durée ! En 1803, en chemin pour l’Angleterre après avoir accompli un voyage d’exploration de la côte australienne, Flinders fit une escale forcée à Baie du Cap afin de faire réparer son bateau. L’île était gouvernée par les Français, mais Flinders ignorait que l'Angleterre était alors en guerre contre la France : le gouverneur français de l'île, le général Decaen, retint ainsi Flinders comme prisonnier de guerre. Malgré de nombreux échanges entre les deux gouvernements pour faire valoir les droits de Flinders, Decaen refusa de le relâcher : Flinders resta ainsi consigné sur l'île pendant près de sept ans… D’abord emprisonné à Port-Louis, il fut ensuite accueilli dans diverses familles de l’île et mit à profit ce séjour forcé pour commencer le récit de ses explorations en Australie. De retour en Angleterre en 1810, Flinders entreprit de terminer son livre, A Voyage to Terra Australis : il décéda le lendemain de sa publication, en 1814, âgé de seulement 40 ans. Ce monument en bronze, qui rappelle ainsi la longue captivité de Matthew Flinders à l’île Maurice, représente l’explorateur dans une salle simple aux murs de pierre, aux côtés d’une flûte, d’un jeu d’échecs, d’une carte, d’une boussole et de son inséparable chat Trim – qui accompagna Flinders dans ses voyages autour du monde.

Stop 10 - Macondé

Situé dans un impressionnant virage en épingle, le promontoire rocheux de Macondé offre un panorama exceptionnel sur le lagon aux innombrables nuances de bleu et l’avoisinante rivière du Cap. Les visiteurs peuvent pleinement apprécier ce paysage unique en empruntant un étroit escalier, qui mène également à une borne datant de 1878 marquant la délimitation du district. Cette langue de roche pittoresque tirerait son nom de la tribu makondé (une population d’Afrique australe essentiellement implantée en Tanzanie et au Mozambique) : à l’époque coloniale, il semblerait que certains esclaves fugitifs originaires de cette tribu se seraient en effet abrités près de ce rocher. Si la région de Macondé a longtemps été difficile d’accès – d’abord par l’absence de route jusque dans les années 1920, puis par les nombreuses inondations connues par celle-ci –, la construction récente d’un pont a permis d’en faire une route agréable, aujourd’hui parmi les plus prisées de l’île. Macondé a d’ailleurs récemment intégré le classement des plus belles routes du monde établi par le célèbre guide de voyage français Le Petit Futé. Au cours de cet arrêt, vous aurez peut-être la chance de croiser un marchand d’ananas ambulant – la quintessence de la gourmandise locale !

Stop 11- La Baie de La Prairie

Halte obligée pour tous les promeneurs de passage, La Prairie est la plage idéale pour un pique-nique les pieds dans le sable… et dans l’herbe. Elle offre également une superbe vue sur l’imposante montagne du Morne et son lagon turquoise. Un ancien four à chaux peut toujours être observé sur les lieux : à l’époque coloniale, la chaux était utilisée dans de nombreux secteurs de l'économie tels que la maçonnerie et l'agriculture, où elle servait notamment à la préparation des engrais et à la fabrication du sucre. Grâce aux coraux de la région, le calcaire se transformait en chaux sous l'action du feu. La chaux vive était ensuite éteinte à l'aide d'une grande quantité d'eau (d’où la présence de fours près de l’océan). Au loin, le Morne impose le respect : classée au patrimoine mondial de l’Unesco, cette montagne est devenue un symbole du marronnage. Ses versants abrupts, difficilement accessibles et recouverts d’une dense forêt, permirent à de nombreux esclaves en fuite – appelés les « marrons » – de s’y réfugier au cours des XVIIIe et XIXe siècles. L’ancien poste militaire de l’îlot Fourneau (situé face au village du Morne) était d’ailleurs utilisé par l’administration coloniale britannique de l’époque pour surveiller lesdits marrons. Lors de ce dernier arrêt, vous apercevrez peut-être au loin – si le vent est favorable – de nombreuses ailes de kite : le lieu-dit « Kite Lagoon », situé à la pointe du Morne, est effectivement réputé pour être l’un des meilleurs spots de kite surf au monde.


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Based on 521 traveller reviews
TripAdvisor Ranking #2 of 11 things to do in Bel Ombre
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